Green Canyon — transfert depuis l'aéroport d'Antalya
Le Green Canyon est un lac, pas une gorge où l'on marche. Le barrage d'Oymapınar, en amont de Manavgat, a retenu la rivière entre des parois calcaires abruptes et laissé une retenue longue et étroite, couleur verre de bouteille. On la découvre en bateau : les sorties durent trois à quatre heures, avec des arrêts baignade dans les criques latérales, et l'eau reste froide parce qu'elle vient du fond. Ni village ni plage ici, seulement le barrage, l'embarcadère et la roche. Rien au bord de l'eau n'est accessible à pied, si bien que la visite repose entièrement sur la voiture qui vous monte dans la vallée.
Depuis les hôtels de Side, le lac est à trente ou quarante minutes : descente sur Manavgat, puis montée vers le barrage — une demi-journée, passée pour l'essentiel sur l'eau. Çolaklı et Kızılot sont dans les mêmes temps ; depuis Okurcalar et Avsallar comptez moins d'une heure, depuis Alanya à l'est comme depuis Belek et Kadriye à l'ouest une heure ou un peu plus, ce qui en fait une journée entière aux deux extrémités. Kemer est hors sujet. On ajoute d'ordinaire la cascade de Manavgat au retour. L'autocar vous impose une heure de départ et un bus à ne pas manquer ; votre chauffeur, lui, attend à l'embarcadère tant que le bateau est sorti.
Depuis le terminal, 87 km et environ 75 minutes, et là-haut il n'y a que le barrage, l'embarcadère et la roche. Avec les valises dans la voiture et une sortie en bateau qui avale le milieu de la journée, ce n'est pas une halte de jour d'arrivée ; la cascade de Manavgat, à un court détour de la même route plus bas dans la vallée, convient bien mieux. Gardez le lac pour une matinée sans contrainte.
Green Canyon : conseils de visite
Ici, tout se passe sur l'eau, et l'eau n'est pas de notre ressort. Les bateaux appartiennent aux exploitants de l'embarcadère sous le barrage ; ils se réservent là, ou auprès de qui vous a vendu la sortie, et notre part est la route, à la montée comme à la descente. Cela pèse sur la matinée plus que tout le reste, car arriver juste après un départ signifie une heure sur un quai de béton avec la roche pour toute compagnie. De porte à porte, un hôtel de la bande de Side y consacre cinq à six heures, dont trois ou quatre sur l'eau, le reste en voiture.
On passe d'abord le barrage lui-même, puis la retenue se resserre et les parois se referment au-dessus du bateau. Les criques s'ouvrent l'une après l'autre jusqu'à ce que le moteur s'arrête dans l'une d'elles pour la baignade, et c'est là que les gens sont pris au dépourvu : il n'y a pas de petit fond ni d'endroit où poser le pied, on descend du bateau par une échelle dans une eau profonde et froide et l'on remonte par la même échelle. Un bon nageur s'en souvient des années. Un enfant habitué à la piscine de l'hôtel peut y jeter un œil et refuser, et aucune plage ne permet de l'envoyer ailleurs.
C'est l'endroit de cette côte où la saison décide s'il y a quelque chose à faire, alors demandez si les bateaux sortent avant de réserver la voiture, et non après. La route du barrage est une impasse sans rien le long, d'où le fait qu'une même voiture reste à l'embarcadère toute la sortie. Pour la même raison, l'association se fait vers le bas et non vers le haut : le retour passe par Manavgat, et les chutes ou la ville forment une seconde moitié de journée sans ajouter un kilomètre. Qui craint le mal de mer peut se rassurer sur le lac : l'eau est plate, c'est la montée de la vallée qui retourne l'estomac.
- Demandez à l'embarcadère la durée de votre sortie avant d'embarquer, car trois heures et quatre heures font deux après-midi différents.
- Il n'y a nulle part de petit fond sur ce lac : se baigner veut dire une échelle et du froid profond dès la première seconde.
- Toute la visite se déroule sur le bateau : ce que vous voulez avec vous doit monter à bord, car rien n'est accessible à pied depuis l'embarcadère.
- Faites confirmer que les bateaux sortent à vos dates avant de fixer le transfert, car la route du barrage n'offre aucune solution de repli.



