Plage de Göynük — transfert depuis l'aéroport d'Antalya
Göynük Beach est le rivage de galets à l'embouchure du ruisseau de Göynük, là où la vallée qui entaille les Beydağları rejoint enfin la mer. Les pierres sont grosses au bord et le fond se dérobe au bout de deux pas : l'eau est donc profonde tout près du rivage, froide par endroits là où le ruisseau l'alimente, et plus claire que partout sur la côte de sable à l'est d'Antalya. La gorge fait partie de la même visite : la marche commence à l'intérieur, en remontant la vallée derrière le rivage, entre des parois qui se resserrent à quelques mètres.
L'aéroport d'Antalya est à 50 km, environ 50 minutes. Après Konyaaltı, la D400 est taillée dans la falaise au-dessus de l'eau, et la sortie côté mer vers la plage arrive cinq kilomètres avant Kemer ; de ce carrefour, un kilomètre rectiligne descend devant des portails d'hôtels jusqu'aux galets. Aucun centre-bourg à traverser au bout, ce qui rend la dépose plus rapide que la carte ne le laisse croire. Ce qui coûte du temps, c'est la section de falaise : un camion avec une file derrière lui vous prend dix minutes, et l'on ne double nulle part.
Plage de Göynük : conseils de visite
Sous les pieds, c'est la pierre et non le sable, et cela décide de presque tout dans la journée. Il faut quelque chose aux pieds pour traverser les galets et pour entrer dans l'eau, et une fois dedans le fond se dérobe si vite qu'il n'existe aucune zone pour barboter : un enfant qui ne nage pas se tient par la main, et celui qui nage trouvera la meilleure eau de cette côte à dix brasses du bord. Là où sort le ruisseau, la mer devient nettement plus froide par veines. Le matin, c'est plat ; au milieu de l'après-midi, la montagne juste derrière ôte le soleil des pierres plus tôt que l'horloge ne le suggère.
Le plan raisonnable réunit les deux moitiés dans une seule course. La gorge est fraîche le matin quand le rivage est encore à l'ombre, et la mer vaut davantage à partir de midi : le canyon d'abord, les galets ensuite, c'est l'ordre qui marche vraiment. Marcher dans la vallée, c'est du gravier, du rocher et de l'eau sous les chaussures, et faire demi-tour à l'étroit prend deux heures. Réservés ensemble, les deux sont à quelques minutes et une voiture suffit ; réservés séparément, ils deviennent deux courses pour une même vallée, et c'est ainsi que l'on paie le plus souvent trop cher ce trajet.
Au total c'est une demi-journée, et la réponse honnête pour la voiture est qu'elle attend. Le chauffeur n'a rien à faire revenir chercher à l'une ou l'autre extrémité, et l'écart entre la gorge et le rivage est trop court pour libérer le véhicule, trop long pour patienter debout. De Kemer, Beldibi ou Çamyuva, la plage seule tient en une heure ou deux et un aller-retour ne coûte rien. Ce que Göynük n'a sous aucune forme, c'est une promenade pour la soirée ; si la journée en réclame une, la marina de Kemer est dix minutes plus loin sur la même route.
- Les chaussures d'eau ne sont pas facultatives sur ces galets : les pierres sont grosses à l'entrée et glissantes sous la surface.
- Le fond se dérobe en deux pas, ce qui fait de cette plage un lieu de nageurs plutôt que de tout-petits.
- L'ombre vient tôt parce que la montagne se tient juste derrière, et le soleil quitte les pierres avant de quitter l'eau.
- La gorge est une marche et non un belvédère : gardez des chaussures que vous pouvez mouiller et laissez le sac de plage dans la voiture jusqu'après.



