Temple d'Apollon de Side — transfert depuis l'aéroport d'Antalya
Le temple d'Apollon occupe la pointe, à l'extrémité même de la péninsule de Side : cinq colonnes corinthiennes et un fragment d'architrave y ont été relevés au siècle dernier à partir des blocs tombés. À côté s'étendent les fondations d'un second temple et, derrière les deux, le tracé d'une basilique byzantine bâtie par-dessus. D'un côté le vieux port est à quelques pas, de l'autre c'est la pleine mer : les colonnes se dressent donc presque dans l'eau. C'est l'image que reprend toute photographie de Side, et au coucher du soleil la raison pour laquelle la moitié du bourg vient à pied jusqu'ici.
De l'aéroport d'Antalya, il y a 65 kilomètres et environ 60 minutes : la D400 vers l'est par Aksu et Serik, au-delà des embranchements de Belek et Kadriye, puis la route de la péninsule qui descend vers le bourg. C'est le dernier kilomètre qui décide de la visite. En saison, le vieux quartier est fermé aux véhicules : la voiture s'arrête à l'extrémité côté terre de la péninsule et tout le reste se fait à pied — dix à quinze minutes de plat jusqu'à la pointe, davantage si l'on s'arrête, ce que tout le monde fait. Rien de pénible là-dedans ; cela signifie seulement que la visite se réserve comme une promenade et non comme un trajet.
Temple d'Apollon de Side : conseils de visite
Pour y arriver, on parcourt la péninsule sur toute sa longueur, et les colonnes elles-mêmes demandent vingt minutes. La pointe est basse et dégagée, couverte de pierraille et d'herbe sèche, barriérée par endroits, et l'on ne fait qu'une chose : tourner autour du temple et le regarder de chaque côté — depuis le port, depuis la lisière du large où arrive la houle, et de derrière, là où les murs de la basilique l'encadrent. Aucun parcours à suivre, rien à escalader : une halte de quelques minutes accrochée à une promenade de plusieurs heures.
Sa réputation, c'est le coucher du soleil, et l'heure qui le précède remplit la pointe : venez trois quarts d'heure plus tôt si vous voulez les colonnes sans personne devant, et restez vingt minutes après, quand la lumière quitte la pierre et que la foule se défait. L'autre bout de la journée est plus vide encore : à huit heures du matin, la pointe peut être à vous seul, avec le soleil dans le dos plutôt que dans l'objectif. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est venir entre midi et seize heures : il n'y a d'ombre nulle part et la pierre restitue la chaleur.
Le temple prend vingt minutes et la marche une heure et demie : personne ne devrait réserver une voiture pour les seules colonnes. Elles sont le bout d'une soirée à Side — le théâtre et l'agora à l'entrée du bourg, les ruelles à colonnes, le port et ses barques, puis la pointe, puis le dîner quelque part au bord de l'eau. Côté organisation, cela veut dire une dépose en fin d'après-midi et une reprise convenue après la tombée du jour, plutôt qu'un chauffeur immobilisé cinq heures en lisière de la vieille ville. Pour ajouter une matinée au coucher de soleil, Manavgat est au nord, à courte distance dans l'intérieur.
- Les colonnes, c'est vingt minutes ; l'aller-retour à pied est tout le reste de la visite.
- La pointe n'offre aucune ombre et la pierraille renvoie la chaleur : le milieu de la journée est le seul moment où l'on ne vient pas.
- Au coucher du soleil, vous partagerez l'endroit avec une foule ; trois quarts d'heure plus tôt, non.
- Une fois le soleil couché, les ruelles de la vieille ville sont éclairées mais le sol de la pointe ne l'est pas : quittez la partie inégale avant la fin du jour.



