Plage de Sorgun — transfert depuis l'aéroport d'Antalya
La plage de Sorgun est la bande de sable à l'est de Side où les pins parasols descendent presque jusqu'à l'eau. C'est la forêt qui fait la différence : de l'ombre à quelques pas des transats, un air plus frais l'après-midi et un littoral qui, même en août, ne paraît pas bétonné. L'essentiel du front de mer appartient à de grands hôtels, chacun avec son secteur, ses matelas et son accès à la mer ; le fond descend doucement et l'eau y est en général plus calme qu'à l'ouest de Side. Entre ces secteurs, des chemins publics descendent sur le même sable.
Depuis Side, c'est un saut de dix à quinze minutes, plus long que la carte ne le suggère puisqu'il faut contourner la vieille ville, et guère plus depuis Titreyengöl ; depuis Kumköy, Manavgat ou Çolaklı, comptez quinze à vingt minutes. De Belek, cela occupe une matinée — un peu moins de 50 km, environ 45 minutes — souvent associée aux ruines de Side au retour. D'Alanya ou de Kemer, la route ne le vaut pas, et Alanya a son propre sable sous les pins à İncekum. La voiture vous dépose au départ du chemin et revient plus tard, au lieu de tourner dans ces allées pour l'une des rares places.
Depuis l'aéroport, comptez 70 km et environ 65 minutes. Venir ici dès l'atterrissage n'a de sens que si vous vous installez dans un hôtel de Sorgun. En première halte avant un hôtel ailleurs, c'est malcommode : nulle part où laisser les valises, et les chemins publics débouchent sur du sable nu. Plus simple : s'installer, puis revenir un après-midi chaud, quand les pins font leur office.
Plage de Sorgun : conseils de visite
Sorgun est un après-midi et non une matinée, ce qui est l'inverse du reste de cette côte. À partir de trois heures environ, l'air derrière le sable est plus frais que celui de devant, la lumière passe bas entre les troncs, et le chemin depuis la ruelle jusqu'à l'eau reste à l'ombre d'un bout à l'autre. Trois ou quatre heures sont le séjour habituel, passées à aller de l'eau aux arbres et retour, ce qu'aucune bande découverte ne permet. On ne visite rien ici. Le séjour, c'est le sable, les pins et une longue baignade, et c'est tout.
Le sable est fin et le fond descend si lentement que l'on marche longtemps avant d'avoir de l'eau à la poitrine : c'est un rivage où l'on se tient debout, non où l'on plonge. Derrière le sable, le sol est une litière d'aiguilles sèches, douce pour s'asseoir et sensiblement plus fraîche que le sable découvert deux pas plus loin, et c'est là que les visiteurs d'un jour passent les heures du milieu. Les accès publics entre les secteurs d'hôtels débouchent sur du sable nu où rien n'est installé : ce sur quoi vous voulez vous allonger arrive donc avec vous.
Comparé à la longue bande à l'ouest de la pointe, c'est une visite courte et une visite où garder la voiture coûte peu : trois heures sous les arbres ne débordent pas comme une journée entière en plein soleil, et l'on part quand l'ombre cesse d'être une nouveauté. Mieux encore, faites-en la seconde moitié d'une journée — ruines ou bourg de marché à l'intérieur le matin, pins l'après-midi — et une seule voiture suffit. Le chauffeur a besoin du nom de l'accès et non de celui de la plage, car depuis la route chaque trouée entre les pins ressemble à la précédente.
- Visez l'après-midi plutôt que la matinée, car l'ombre derrière le sable est toute la raison de venir ici.
- Le fond descend si doucement que nager vraiment suppose d'abord une longue marche dans l'eau, et c'est ce qui rend l'endroit facile avec de jeunes enfants.
- La litière d'aiguilles derrière la plage est l'endroit des heures chaudes : un tapis y vaut mieux qu'un parasol.
- Dites au chauffeur lequel des accès entre les secteurs d'hôtels vous avez pris, car depuis la route ils se ressemblent tous.



