Perge — transfert depuis l'aéroport d'Antalya
Perge est la plus proche d'Antalya parmi les grandes cités romaines, en bordure d'Aksu, et l'une des plus complètement dégagées. On entre entre deux tours rondes hellénistiques, sur une rue à colonnades dont le canal de pierre central est toujours en place, bordée de thermes, d'une agora et d'un stade dont les substructions voûtées tiennent toujours. Une grande partie de la statuaire trouvée ici occupe aujourd'hui le musée d'Antalya : les deux visites vont de pair. Le site est plat, étendu et pratiquement sans ombre ; l'heure compte ici davantage que le mois.
Pour qui séjourne à Antalya, Lara ou Kundu, c'est la cité antique du quartier : 25 minutes, la plus courte vraie excursion de la côte. De Belek et Kadriye, 20 à 25 minutes vers l'ouest, de Side ou Kumköy 45, de Kemer une heure dix par la ville. Alanya est à près de deux heures par trajet : personne ne fait la route pour Perge seul, on le met dans la même journée qu'Aspendos, à une demi-heure à l'est. Un autocar accorde 45 minutes au site : le programme doit avancer ; dans votre voiture, vous restez deux heures ou repartez au bout de quarante minutes si la chaleur gagne.
Perge est la seule cité antique qui s'inscrive vraiment dans un jour d'arrivée ou de départ : 12 km de l'aéroport d'Antalya, environ 20 minutes, le chauffeur vous attendant dans le hall d'arrivée avec une pancarte à votre nom, et le site sur la route de presque tous les hôtels. Pesez seulement ces deux kilomètres de dallage irrégulier en plein soleil après un vol : par forte chaleur, le jour du départ tardif vaut mieux.
Perge : conseils de visite
La forme de la visite est une ligne droite, parcourue deux fois. Passé les tours, la rue à colonnades s'éloigne sur plusieurs centaines de mètres, assez loin pour que les gens au bout paraissent petits, et tout ce qui mérite un arrêt tient à cet axe unique : les thermes à gauche avant même d'avoir commencé, l'agora derrière eux, le stade à droite avec ses chambres voûtées où l'on peut entrer. Sous les pieds, des dalles cassées, des ornières de chariots creusées dans la pierre et du gravier mobile dans les joints, rien de plat. Aucune boucle n'existe, et le retour double la distance.
Ce que personne n'anticipe, c'est la fatigue du terrain plat. Aucune pente pour changer le rythme, rien pour couper le soleil, et la seule ombre honnête se trouve dans les murs des thermes et sous les voûtes du stade, où l'on reste une minute avant de repartir. Sans se presser, la visite demande deux heures ; quatre-vingt-dix minutes suffisent pour la rue, les thermes et le stade si vous renoncez au fond du site. S'asseoir, ici, c'est s'asseoir sur un bloc, et le rythme des dix premières minutes décide donc de ce que vous verrez. Seuls le petit matin et les deux dernières heures du jour sont cléments.
L'entrée se tient en lisière des champs, sans rien autour où se faire déposer et rien à distance de marche. Perge est donc un site que la voiture attend tout simplement : garée à l'entrée le temps qu'il vous faudra, sans heure de retour imposée. La journée ne change de forme que si vous y ajoutez ensuite le musée de la ville : les sculptures défilent dans l'ordre où vous avez rencontré les bâtiments, et la seconde moitié du jour passe à l'intérieur, hors du soleil, ce qui est tout l'argument de ce couple par un après-midi chaud. Précisez à la réservation que l'arrêt compte deux parties.
- Avec une heure, remontez d'abord la rue principale jusqu'au fond et reprenez thermes et agora au retour : c'est le fond du site que la plupart manquent.
- Les chambres voûtées sous le stade sont l'endroit le plus frais du site et le seul vrai refuge contre la lumière.
- Semelles plates mais accrocheuses : le pavage est creusé et mobile, et le canal au milieu de la rue attrape ceux qui regardent les colonnes.
- Il n'y a ni boucle ni seconde sortie : faites le fond du site tant que marcher vous plaît encore.



