Plage de Belek — transfert depuis l'aéroport d'Antalya
Belek Beach, c'est le sable derrière la ceinture de golfs : sombre, fin et ferme là où l'eau l'atteint, étiré sur des kilomètres entre deux embouchures à l'est de l'aéroport. Aucune promenade de boutiques et de cabines ne le longe. Derrière le sable se tiennent la pinède et les jardins des hôtels, les fairways un champ plus loin, si bien que le rivage se lit comme une longue ligne de parasols coupée de portions vides. C'est aussi une côte de ponte de la tortue caouanne : aux mois chauds, des tronçons restent sans lumière la nuit et les secteurs à nids repérés sont fermés par un ruban.
Trente-cinq kilomètres séparent la plage de l'aéroport d'Antalya, soit environ 35 minutes. On file d'abord à l'est par la voie rapide, Aksu défile, puis la sortie de Belek livre une avenue rectiligne bordée de portails d'hôtels ; elle traverse Kadriye avant de se perdre dans les petites routes qui finissent au sable. Rien ne se perd sur la quatre-voies, tout se perd sur ces quatre ou cinq derniers kilomètres : tous les autocars et toutes les camionnettes de la station y passent, et les ralentisseurs les hérissent. Précisez l'accès voulu à la réservation, car les extrémités publiques sont loin l'une de l'autre.
Plage de Belek : conseils de visite
Le sable est sombre et assez fin pour se tasser dur au bord de l'eau : on y marche sans peine et on y creuse difficilement. La pente est douce, on entre longtemps avant que cela ne devienne profond, et c'est cela, plus que tout, qui amène ici les familles avec de jeunes enfants plutôt que sur la côte de galets à l'ouest d'Antalya. L'ombre naturelle est quasi absente du sable ouvert, les pins s'arrêtant en haut de la dune ; les heures utiles sont avant onze heures et après seize, et le milieu du jour revient au parasol que vous avez apporté.
Prévoyez une demi-journée, pas une heure. Belek Beach n'offre rien à regarder et tout pour rester : on vient se baigner et on y est encore à dix-huit heures, et un chauffeur censé attendre deux heures en attend généralement cinq. La réservation lisible : une dépose au matin, puis une reprise distincte à l'heure que vous choisirez quand la chaleur tombera. Si vous voulez seulement voir le rivage et repartir, une demi-heure à un accès suffit, et la voiture qui patiente revient alors moins cher.
La saison de ponte est ce que les visiteurs négligent. Aux mois chauds, des portions de cette côte sont balisées et laissées dans le noir la nuit ; la règle est simple : rester hors des zones rubanées, laisser le sable plat, reboucher ce que l'on a creusé, et détourner lampes et écrans de l'eau une fois la nuit tombée. La baignade de jour n'est en rien concernée. Pour le reste de la journée, Aspendos et Land of Legends sont à vingt minutes du même échangeur : une matinée de plage et l'un des deux l'après-midi tiennent sans peine dans une même course.
- L'ombre n'est pas sur le sable mais derrière, dans la bande de pins : revenez vers les arbres au lieu d'attendre que la plage refroidisse.
- Le haut-fond porte loin : le fond est sûr sous les pieds, mais on marche la première portion au lieu de la nager.
- Aux mois de ponte, laissez le sable à la nuit tombée tel que vous l'avez trouvé : pas de trous, rien de laissé debout, aucune lumière vers l'eau.
- Des sandales suffisent sur le sable, mais le sentier de la dune chauffe à midi et, pieds nus, ce passage semble plus long qu'il ne l'est.



